La Danse Egyptienne, connue aussi sous les noms de Raqs Sharqi et Danse Orientale, est une danse solo féminine dont les origines datent de l’Antiquité. Née au Moyen-Orient, elle s’est plus particulièrement développée en Egypte.
Traditionnellement transmise à l’intérieur de la famille, cette danse est devenue un art scénique à part entière, nécessitant un véritable enseignement.
Intimement liée à la musique orientale, cette danse est l’expression visuelle de la phrase musicale, laissant souvent une grande part à l’improvisation.
Ancrée dans la tradition, la danse orientale égyptienne se présente sous trois formes : le sha’abi, forme rurale ; le baladi, forme rurale urbanisée ; et le sharqi, forme classique, ouvert à la modernité.
Connue comme une des plus belles danses du monde, le Raqs Sharqi s’ouvre à l’universalité, car il est l’expression d’archétypes féminins éternels.
Je ne peux résister au plaisir de citer un extrait de la danseuse de Khalil Gibran à un prince qui lui demanda : « comment peux-tu maîtriser l’air et la terre dans tes pas, et l’eau et le feu dans ta cadence ? ». La danseuse répondit : « l’âme du philosophe veille dans sa tête , l’âme du poète veille dans sa tête, l’âme du chanteur vibre dans sa gorge, mais l’âme de la danseuse vit dans son corps tout entier ».
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